Chaque civilisation naît, croît et meurt. S’il en est ainsi des civilisations que dire des blogs?

Internet est un medium étrange, l’athanor dans lequel se réunissent tous ceux qui l’ont précédé. Et le malicieux alchimiste qui a trouvé le moyen de transformer le plomb en or, les bits en Savoir incommensurable, semble s’être joué de nous, en nous abandonnant aux mains des GAFA monstrueux, l’ogre Google en tête. Le savoir est une arme dit-on, l’information est le pouvoir, que dire de l’outil qui se fait le passeur entre tous les savoirs du monde et l’humanité.

Diabolique si il en est, nonobstant leur célèbre « Dont be evil« .

Sur Vulgum Pecus, nous n’irons pas chercher les mannes de visiteurs que pourraient nous apporter nos connaissances réciproques en matière de croissance et de visibilité d’une adresse web. Plutôt que des milliers de bœufs et de beaufs, nous chercherons cet être singulier que tu es, toi qui lit ces quelques lignes. Nous cherchons des gens intéressés et intéressants. C’est comme cela que m’avait qualifié mon prof de philo et je dois dire que le concept me plaît assez.

Une alliance synallagmatique entre vous et nous. Un pouvoir horizontal. Tout ceci basé sur des échanges réciproques que nous espérons de valeur et de cœur.

Nous chérissons certes l’intelligence et le savoir mais nous chérissons plus encore l’intelligence du cœur. Typiquement ce qui renvoie toutes les intelligences artificielles du monde dans leurs cordes synthétiques.

Comme dirait le grand Jean-Claude Van Damme, « ici c’est un homme qui parle à un homme« . 

 


Internet est le lieu de la plus grand érudition en libre-service avec des sites comme celui du Collège de France, le lieu également de la perdition de neurones aux synapses brièvement enchâssées par une éducation nationale démissionnaire et martyrisées par le flot ininterrompu de gossips et de bêtise qu’est Facebook.

Ma mamie avait affiché une phrase bien en vue dans la maison familiale: « Aucune Nuit n’est si profonde, qu’elle ne puisse être éclairée par l’Amour« .

Nous espérons apporter un peu d’amour, d’amour du savoir, de l’humour, de l’art, de la vie, paradoxalement, sur un site internet. (L’éternelle aporie entre Vie et Savoir à laquelle nous n’échappons pas.)

La route est longue et semée d’embûches…

Le temps sera notre principal ennemi. Car la Libido Sciendi nous l’avons, chevillée au corps. L’envie de partager ductile et inépuisable.

C’est pourquoi, nous les athées radicaux, les cartésiens réels*, nous avons la foi, que cet humble site soit pour toi mon frère, ou toi ma sœur, un havre de paix où le rire le dispute aux larmes, l’hubris à l’ataraxie, l’intelligence à la bogossité peccamineuse d’un succube à la sensualité infectieuse, mais surtout, toujours, le temple du FUN!

 

SEMPER FIDELIS.

* : à ne pas confondre avec les dits-cartésiens qui croient à l’acupuncture ou au Marxisme…

Written by 

6 thoughts on “Le premier sang…

    1. De toute évidence « A WordPress Commenter » n’a rien compris à l’essence même de ce site et c’est tant mieux. Il sera élevé en dédaigneux parangon des Internets, chantre de la production sérielle et de la pensée-karaoké !

  1. Un programme qui s’annonce très plaisant ! J’espère que les prochains articles seront aussi réjouissants.

    Au passage, je ne savais pas qu’on disait « un succube », j’ai toujours pensé que c’était le féminin qui faisait foi.

    Amitiés,

    Ziad

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *